Soins palliatifs à domicile à Bamako
Quand la guérison n’est plus possible, il reste beaucoup à faire : soulager, apaiser, et ne pas laisser votre proche seul. Nous venons chez vous, aussi souvent qu’il le faut.
Nous prenons le temps de comprendre votre situation avant de proposer quoi que ce soit. Il n’y a rien à décider tout de suite.
Joignable 7j/7 au +223 93 90 51 31 ou par e-mail à contact@kerefe.com
Accompagnement à domicile
Les soins palliatifs sont les soins que l’on donne quand la maladie ne peut plus être guérie. Ils ne cherchent ni à hâter la fin, ni à la retarder : ils cherchent à ce que la personne souffre le moins possible, reste propre et digne, et ne se retrouve pas seule.
À Bamako, la plupart des familles souhaitent que leur proche finisse sa vie à la maison, entouré. C’est presque toujours possible, à condition d’être aidé : une douleur mal soulagée, une escarre qui s’installe ou une famille qui n’en peut plus finissent souvent par renvoyer le malade à l’hôpital, faute d’accompagnement.
On entend parfois qu’il « n’y a plus rien à faire ». C’est faux. Il n’y a plus de traitement pour guérir, ce n’est pas la même chose. Soulager une douleur, humidifier une bouche sèche, changer une position, laver, écouter, rassurer : tout cela reste possible jusqu’au dernier jour, et cela change tout pour la personne comme pour ceux qui l’entourent.
Ce que les soins palliatifs sont, et ne sont pas
Beaucoup de familles refusent cet accompagnement à cause d’une idée fausse.
Ce que c’est
- Soulager la douleur et les symptômes pénibles, sur prescription du médecin
- Maintenir l’hygiène, le confort et la dignité du corps
- Prévenir les escarres et les complications de l’alitement
- Une présence, pour que la personne ne reste pas seule
- Un soutien concret à la famille, qui s’épuise
- Un accompagnement qui respecte vos croyances et vos rites
Ce que ce n’est pas
- Ce n’est pas abandonner : c’est changer d’objectif, pas cesser de soigner
- Ce n’est pas hâter la fin, ni la retarder artificiellement
- Ce n’est pas réservé aux derniers jours : cela peut commencer bien avant
- Ce n’est pas seulement pour le cancer, mais pour toute maladie grave et avancée
- Ce n’est pas se substituer au médecin, qui reste le prescripteur
- Ce n’est pas priver la famille de sa place, au contraire
Ce que nous faisons chez vous
L’organisation se construit avec vous, selon l’état de votre proche et vos forces.
Soins de confort
Toilette en douceur, changes, installation, prévention des escarres, soins de bouche.
Traitement de la douleur
Administration du traitement prescrit, surveillance de son efficacité, alerte au médecin.
Soins de support en oncologie
Accompagner les effets d’un cancer avancé ou d’un traitement lourd, à la maison.
Présence de jour, de nuit ou continue
Pour que quelqu’un soit toujours là, et que la famille puisse dormir.
Visite du médecin à domicile
Pour réévaluer le traitement quand la douleur ou les symptômes changent.
Les gestes qui soulagent vraiment
Ce que vous pouvez faire entre nos passages. Ce sont souvent les petites choses qui apaisent le plus.
La bouche sèche
- Humidifiez régulièrement les lèvres et l’intérieur de la bouche avec une compresse propre imbibée d’eau
- Proposez de petites gorgées si la personne peut encore avaler, sans jamais forcer
- Appliquez un baume ou un corps gras sur les lèvres pour éviter les gerçures
- Si elle ne peut plus avaler, ne mettez rien dans la bouche : humidifiez seulement
La position et la peau
- Changez la position toutes les deux à trois heures, en douceur, sans tirer sur les bras
- Glissez un coussin sous les talons et entre les genoux pour soulager les points d’appui
- Gardez les draps bien tendus : un pli sous le corps suffit à créer une rougeur
- Signalez-nous toute rougeur qui ne disparaît pas : c’est le tout début d’une escarre
La respiration difficile
- Redressez le buste avec des coussins plutôt que de laisser la personne à plat
- Ouvrez la fenêtre, aérez la pièce, réduisez le nombre de personnes autour du lit
- Un ventilateur dirigé doucement vers le visage soulage souvent la sensation d’étouffement
- Restez calme et parlez lentement : l’angoisse aggrave la gêne respiratoire
L’alimentation qui diminue
- En fin de vie, l’appétit disparaît naturellement. Ce n’est pas la faim qui fait souffrir
- Proposez sans insister, en petites quantités, ce qui fait plaisir
- Forcer à manger ou à boire peut provoquer des fausses routes et de l’inconfort
- Parlez-en avec le médecin plutôt que de décider seul d’arrêter ou de forcer
L’angoisse et l’agitation
- Baissez la lumière et le bruit, limitez les allées et venues dans la pièce
- Une main tenue, une voix connue, une présence silencieuse apaisent beaucoup
- Continuez à parler à votre proche même s’il ne répond plus : l’ouïe persiste longtemps
- Signalez-nous une agitation nouvelle : elle peut traduire une douleur non exprimée
- La douleur n’est plus soulagée par le traitement prescrit
- Une rougeur apparaît sur les talons, le dos ou les hanches
- La respiration devient très difficile, ou la personne s’agite fortement
- Une plaie se creuse, sent mauvais ou saigne
- Vous ne tenez plus, physiquement ou moralement
Le dernier point compte autant que les autres. Nous joindre au +223 93 90 51 31.

Accompagner sans prendre la place de la famille
Vous aussi, vous comptez
Les familles qui accompagnent un proche en fin de vie tiennent souvent des semaines sans dormir correctement, en assurant les nuits, les changes, les repas, et en encaissant l’angoisse. Cet épuisement est réel, il est fréquent, et il n’a rien à voir avec l’amour que vous portez à votre parent.
Se faire relayer quelques heures pour dormir, manger, ou simplement sortir un moment, n’est pas un abandon. C’est ce qui vous permettra d’être présent jusqu’au bout, et d’être présent autrement que comme un soignant épuisé.
Quand votre proche s’éteint, l’accompagnement ne s’arrête pas brutalement pour nous. Nous restons joignables pour les questions pratiques qui se posent dans les heures qui suivent, et nous pouvons vous orienter vers un accompagnement du deuil si vous le souhaitez, pour vous ou pour un enfant de la famille.
Ce que nous ne faisons pas
Nous n’accélérons jamais la fin de vie, sous aucune forme et à aucune demande. Nous ne modifions aucun traitement de notre propre initiative, y compris les traitements contre la douleur : cela relève strictement du médecin, que nous alertons quand le soulagement devient insuffisant. Et nous ne prenons aucune décision à la place de la famille : notre rôle est d’expliquer clairement ce qui se passe, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.
Ce que coûte l’accompagnement
Nous en parlons franchement, dès le premier échange. Personne ne devrait découvrir une facture dans ces moments.
Prix de départ, transport inclus. L’accompagnement se construit selon l’état de votre proche et vos moyens : dites-nous ce qui est possible pour vous, nous adapterons l’organisation plutôt que de vous proposer ce qui est hors de portée. Voir tous nos tarifs.
Les questions que se posent les familles
Qu’est-ce que les soins palliatifs exactement ?
Accepter les soins palliatifs, est-ce abandonner ?
Peut-on vraiment soulager la douleur à domicile ?
Combien coûte un accompagnement de fin de vie à domicile ?
Et si la famille souhaite des rites religieux à la maison ?
Nous sommes épuisés, est-ce que cela veut dire que nous aimons mal ?
Être loin quand un parent s’affaiblit
C’est l’une des situations les plus difficiles à vivre de l’étranger. Nous ne pouvons pas vous rapprocher, mais nous pouvons faire en sorte que votre parent soit bien accompagné, et que vous sachiez où il en est.
- Un point régulier sur son état, dit simplement et sans détour
- Un accompagnement financé à distance, sans peser sur la famille sur place
- Un relais pour ceux qui veillent sur place et qui s’épuisent

Services liés
Parlons de votre situation
Appelez-nous ou écrivez-nous. Nous écoutons d’abord, nous proposons ensuite.
+223 93 90 51 31 · contact@kerefe.com